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Sigfox, la startup française de l’IoT qui a levé plus de 300 millions de dollars, dossier

Sigfox, la startup française de l’IoT qui a levé plus de 300 millions de dollars, dossier
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Sigfox, la startup française de l’IoT qui a levé plus de 300 millions de dollars, dossier

Nous continuons de voir les retombées de la pandémie de Covid-19 et son impact sur l’industrie technologique, avec l’un des derniers développements en provenance de France. Sigfox – une startup IoT de haut niveau qui a levé plus de 300 millions de dollars en capital-risque et avait l’ambition de construire un réseau de communication mondial en utilisant une nouvelle approche des réseaux sans fil – a déposé une demande de mise en faillite en France, invoquant la lenteur des ventes de ses produits et les conditions difficiles dans le secteur de l’IoT en raison de Covid-19.

Il a déclaré qu’il utiliserait le processus, qui prendra initialement six mois, pour rechercher un acheteur « pour soutenir le développement à long terme de Sigfox et proposer de conserver les emplois ». En attendant, il poursuivra ses opérations : Sixfox affirme que son réseau couvre 75 pays, combinant la capacité de 75 opérateurs et connectant 20 millions d’objets et envoyant 80 millions de messages par jour.

Les détails de la faillite ont été décrits dans une déclaration fournie à TechCrunch par la société. La déclaration a également révélé que l’entreprise était affectée par une pénurie de composants électroniques.

« La décision de placer Sigfox sous la protection de la justice à travers ce processus a été prise en raison d’un cycle d’adoption plus lent que prévu de sa technologie, malgré le soutien efficace des actionnaires », peut-on lire. « De plus, le secteur de l’IoT a souffert de la crise pandémique du Covid-19, ralentissant l’activité ces deux dernières années et mettant sous pression le marché des composants électroniques, aujourd’hui en pénurie. Ces facteurs combinés ont eu un impact majeur sur la situation financière de l’entreprise, notamment son niveau d’endettement, qui rend désormais difficile l’accélération du développement de Sigfox et de sa technologie mondialement reconnue dans un marché de plus en plus concurrentiel. »

Sigfox avait levé plus de 300 millions de dollars auprès d’un groupe d’investisseurs de haut niveau qui comprenait Salesforce, Intel, Samsung, NTT, SK Telecom, Total et Air Liquide groupes énergétiques, et bien d’autres. La dernière fois que nous avons couvert le financement de l’entreprise, un 150 millions d’euros en novembre 2016, était évalué à environ 600 millions d’euros (670 millions de dollars au cours actuel). UNE Profil de la société un an plus tard, il l’a décrit comme une « licorne », c’est-à-dire d’une valeur de plus d’un milliard de dollars.

Selon le communiqué de Sigfox, la procédure de redressement judiciaire/réhabilitation a été ouverte au tribunal de commerce de Toulouse à la demande du directeur général et concerne à la fois Sigfox et sa filiale française Sigfox France. Il durera une première période d’observation de six mois, précise l’avis. (Cet avis ne semble pas figurer sur les pages d’actualités de l’entreprise, où la mise à jour la plus récente remonte au début du mois et semble impliquer le cours normal des affaires, annonce un partenariat avec deux sociétés de semi-conducteurs pour faire progresser ses solutions de mise en réseau.)

« Cette procédure permettra au groupe Sigfox de poursuivre l’ensemble de ses activités commerciales pour approvisionner ses clients et répondre à leurs besoins, sous l’autorité de mandataires de justice », indique l’avis.

Pour ceux qui gardaient un œil sur le marché de l’IoT en dehors de l’Europe, et Sigfox en particulier, cette évolution ne devrait pas trop surprendre. Comme le souligne Chris dans Revue Technologique Française, en septembre de la même année, les commissaires aux comptes de la société avaient émis un avertissement sévère indiquant que la société devait lever des fonds d’ici la fin de l’année ou risquer l’insolvabilité.

Ce financement doit encore se concrétiser.

Pendant ce temps, les finances de l’entreprise parlent d’elles-mêmes. Archives des comptes publics pour la société, il convient de noter qu’au cours du dernier exercice, la société a enregistré une perte nette de près de 91 millions d’euros sur des revenus d’un peu plus de 24 millions d’euros et des dettes financières de 118 millions d’euros.

Sigfox était l’un des plus grands noms de l’IoT à sortir d’Europe, et sa collecte de fonds précoce et solide l’a placé sur la carte parmi les startups françaises essayant de fournir une technologie de pointe.

Sigfox est apparu à une époque où l’IoT était encore un concept naissant, avec peu de modèles commerciaux rentables derrière lui, et une grande partie de l’activité IoT était dirigée par des opérateurs qui considéraient l’IoT comme un jeu d’entreprise et un moyen de vendre de la capacité sur leurs réseaux mobiles établis.

La revendication unique de Sigfox était non seulement de construire un réseau IoT, mais qu’il le ferait sur un nouveau type de concept pour exploiter l’énergie, rendre ses réseaux et ses appareils connectés considérablement plus durables et efficaces. Comme nous noté à l’époque, faisait partie d’une image plus large proposée par le chef et fondateur de l’entreprise, Ludovic Moan, sur la façon dont la compréhension de Sigfox du fonctionnement du pouvoir et de la communication par rapport à Simulation théorie.

« [The simulation] cela fait partie de la vision que j’ai et je veux que Sigfox soit capable de rester fidèle à cela », avait-il déclaré à l’époque. « Ce monde est virtuel. Au bout du compte, nous ne vivons pas dans le monde réel. »

Moan séparé de l’entreprise Février 2021, qui sera remplacé par Jeremy Prince, qui est l’actuel PDG.

Malgré les difficultés financières de l’entreprise, il semble y avoir ici un atout à renflouer ou à renflouer. Sigfox affirme que ses « technologies à faible coût et à faible consommation d’énergie » couvrent actuellement un réseau mondial détenu et exploité par 75 opérateurs (en d’autres termes, il semble combiner la capacité de nombreux autres opérateurs pour son propre réseau virtuel). Ce réseau, dit-on, couvre une population de 1,4 milliard de personnes dans 75 pays et traite près de 80 millions de messages par jour générés par les 20 millions d’objets enregistrés sur son réseau. Il dit avoir des engagements de la part de 5 000 clients pour distribuer 50 millions d’articles au total.

Nous mettrons à jour ce message au fur et à mesure que nous en apprendrons davantage.

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